L’échevine du patrimoine regrette, qu’en son absence, le dossier de maintenance n’avance pas.

Les Beaumontois sont attachés à la tour Salamandre, véritable symbole de l’entité. Pourtant, cette tour millénaire classée subit les affres du temps. Des pierres se détachent, le bitume au sommet est craquelé, l’eau s’infiltre et fragilise le haut de l’édifice. Il devient donc urgent d’y réaliser des travaux de maintenance avant que l’ensemble de la structure soit touché.

L’échevine en charge du patrimoine Béatrice Fagot, qui occupe par ailleurs la présidence de l’office du tourisme depuis 2003, se bat pour faire avancer le dossier qui a, estime-t-elle, été trop longtemps mis de côté par le collège communal. "C’est le moment ou jamais de sauver notre tour. Ce serait dommage de la laisser crouler alors qu’elle a survécu aux guerres et aux incendies en mille ans d’existence. Malheureusement, le dossier a dormi pendant deux ans."

Cette situation est liée au parcours politique de Béatrice Fagot. "Je me suis lancée en politique en 2006 car c’est le seul moyen de faire bouger les choses. Les circonstances ont fait que je suis devenue échevine en février 2012. J’ai pu lancer le dossier de restauration de la tour. Ensuite, il y a eu les élections et j’ai retrouvé le banc des conseillers jusqu’en 2014."

Année où elle a remplacé l’échevine démissionnaire Brigitte Bouillet. "Le dossier n’a plus été une priorité pendant ce laps de temps. Dès mon retour, j’ai donc repris mon bâton de pèlerin et j’ai plaidé ma cause auprès du ministre wallon compétent et de l’Institut du patrimoine wallon (IPW)."

Aujourd’hui, les choses évoluent enfin. Un dossier de maintenance et de préservation a été introduit à la région.

Un bureau d’architecte est occupé à rédiger une fiche sanitaire, sorte d’état des lieux du chantier. Son rapport sera envoyé à l’IPW qui octroiera un certificat de patrimoine. Alors, seulement, les acteurs entreront dans le vif du sujet et parleront gros sous.

"Nous listerons les tâches à effectuer, les matériaux à utiliser, les investissements à prévoir. Tout cela prend beaucoup de temps et malheureusement, le patrimoine continue à se détériorer", regrette l’échevine qui doit se contenter d’une préservation de la tour à défaut d’une restauration en profondeur, financièrement impossible à supporter en ces temps difficiles.