Le 3 octobre 2019, Arno a été lourdement condamné à 40 mois de prison. Mais le tribunal a jugé bon de lui accorder une chance, en lui octroyant un sursis probatoire de 5 ans. Deux ans plus tard, le constat est clair : cette mesure de faveur est un échec total. Arno n’a plus respecté ses conditions probatoires et la révocation du sursis est donc sollicitée ce jeudi matin par le parquet.

Lors de l’audience, le juge Davio a pris le temps d’examiner avec Arno chacune des conditions probatoires. D’après le prévenu, tout a été respecté sauf les quelques rendez-vous loupés avec son assistant de justice. La faute, selon lui, à la perte de son emploi et de son logement.

Le parquet ne partage pas ce point de vue et estime que la situation s’est fortement dégradée avant ça. « Il y avait une prise de sang prévue fin 2020 qui n’a jamais été effectuée. À plusieurs reprises, il a eu des rappels téléphoniques pour les entretiens auxquels il ne s’est jamais présenté », précise la substitute Marr. Sans oublier, non plus, cette histoire de bagarre pour laquelle Arno est sous mandat d’arrêt depuis le mois de juillet. Pour le parquet, la seule option possible est la révocation du sursis probatoire. Le dossier a été mis en continuation le 3 mars prochain.