Massimo a été condamné à 30 mois de prison pour une agression sur Eric, qui l’a reconnu formellement. Mais Massimo nie être l’auteur du vol.

La nuit du 28 août 2016, Eric et sa femme, en situation délicate, décident de s’accorder du temps ensemble et de sortir boire un verre. Vu l’heure tardive, le couple se rend au El Gringo, non loin de la place du Manège à la ville haute. Eric, qui se trouve à l’extérieur de l’établissement, se fait accoster par un individu de type maghrébin, qui lui demande du feu. Mais il s’agit d’une ruse et le voleur arrache la chaîne en or d’Eric et prend la fuite dans les rues sombres de Charleroi.

Eric porte plainte à la police. Comme il est d’usage, les policiers l’auditionnent et lui présentent un large panel photo. Parmi les nombreuses photos, Eric reconnaît formellement Massimo comme l’auteur de son agression. Un témoin de la scène est également auditionné dans une autre pièce et reconnaît lui aussi Massimo. Le trentenaire a été jugé par défaut et condamné à 30 mois de prison pour l’arrachage de chaîne.

Reconnu à l’audience

Encore ce jeudi à l’audience, Massimo jure ne pas avoir été présent sur Charleroi et ne pas être le voleur. Mais Eric, également présent, reconnaît une nouvelle fois Massimo. « C’est mon agresseur. Je pourrais le reconnaître entre mille. C’est lui ou alors il a un sosie », signale Eric au tribunal. « Je n’ai jamais vu de ma vie ce monsieur », renchérit Massimo.

Il explique s’être isolé en Ardennes entre juillet et septembre 2016 avec sa femme enceinte. Le ministère public requiert la confirmation de la peine prononcée, ne croyant pas une seule seconde à la version de Massimo, mais ne s'oppose pas à un sursis vu l'ancienneté des faits. Le tribunal a décidé de mettre le dossier en continuation au 12 mars 2020 pour permettre l’analyse ADN d’un chapeau retrouvé sur les lieux du vol et qui peut déterminer la présence ou non de Massimo sur les lieux.