Charleroi

Trois candidats repreneurs à la boulangerie Thirion, déclarée en faillite de l'entreprise plus tôt dans la journée par le tribunal de l'entreprise de Charleroi, se sont manifestés, à en croire le secrétaire permanent de la CSC Jamal El Gueddari.

Quelque 120 emplois sont menacés au sein de cette entreprise basée à Ressaix. Le syndicat chrétien a dès lors bon espoir que la société puisse être reprise. Quant au personnel, il oscillait entre attente et espoir lundi soir. Thirion est une entreprise familiale qui fournit 18 boulangeries dans la région du Centre, du Brabant Wallon et à Mons. Depuis sa reprise en 2017 par deux investisseurs brabançons wallons qui avaient repris l'affaire à l'ancien dirigeant Philippe Thirion, la situation économique du groupe n'a cessé de se dégrader. La dette des sociétés s'élevait ainsi à environ 1,4 million d'euros.

Après la déclaration de faillite, un curateur a été nommé et a pour mission de trouver un éventuel repreneur. Selon la CSC, qui a "bon espoir", il se trouvait d'ailleurs sur le site lundi soir avec les travailleurs afin d'examiner si les activités pouvaient y être prolongées, "même avec moins de personnel", en attendant une éventuelle reprise et afin que l'outil reste viable.

Les travailleurs, qui s'attendaient à cette décision, sont, pour leur part, dans une phase d'attente et d'espoir. Trois candidats se sont en effet manifestés dans ce but, dont la famille Thirion, d'après Jamal El Gueddari. Philippe Thirion, ex-patron de la société familiale qui avait cédé l'affaire en 2017, aurait en effet déjà manifesté l'idée de racheter l'entreprise. Une option qui a d'ailleurs les préférences du personnel, d'après le syndicaliste