Les entreprises ont le moral dans les chaussettes. Pour mesurer l’impact de la crise de la Covid-19 sur leur activité, le business club B4C a mené une enquête exclusive en région de Charleroi Métropole : les 300 membres ont été invités à compléter un questionnaire Survey Monkey, ainsi que des employeurs non affiliés de la région. Les envois ont été opérés le 25 août, avant l’arrivée de la seconde vague de la pandémie. "Nous avons reçu en retour 103 réponses", explique la directrice de B4C, Claudia Gathon.

Le travail de tri et d’analyse a permis de tirer divers enseignements : d’abord, il est apparu que le niveau de confiance dans les perspectives économiques générales était déjà très bas à cette période, il se situait à quatre sur une échelle de dix. Au moment de l’enquête, une entreprise sur quatre fonctionnait encore à plein régime, 20 % étaient en dessous de la moitié de leur capacité, les autres subissant un ralentissement de cadence.

Ensuite, ce sont essentiellement les difficultés d’accès à la clientèle (et dans une moindre mesure aux fournisseurs) qui ont pénalisé et pénalisent encore les entreprises. Comme l’a expliqué Mathieu Demaré, administrateur de B4C, neuf répondants sur dix ont déclaré avoir dû apporter des changements à leur organisation interne.

Sans surprise, le télétravail des employés s’est imposé comme la principale stratégie d’adaptation à la crise, avec le recours au chômage. La digitalisation s’impose quasi partout comme incontournable. Si la crise a retardé ou mis à mal des projets IT, elle a poussé les entreprises à accélérer leur transformation digitale. L’impact sur le marché du travail sera visible.

Le Job IT day dont B4C est partenaire se profile à l’horizon, avec des opportunités à saisir. Infos sur www.jobitday.be.