À Charleroi, trois gros projets d’infrastructures culturelles entrent dans la dernière ligne droite : le nouveau Musée des beaux-arts, le centre communal d’archives avec les réserves pour les collections artistiques et l’extension du Théâtre de l’Ancre dont la Ville a repris le patrimoine immobilier.

C’est sous la précédente mandature que ces dossiers avaient été initiés : le premier dans le cadre de la construction de la tour de police et de la transformation des Écuries de Charleroi Danse. On commence à en voir le bout : "le nouveau Musée des beaux-arts (MBA) se dessine lentement", confirme Pascal Verhulst, conseiller culturel au cabinet du bourgmestre. "La configuration et l’aménagement des lieux ont été entièrement repensés, ce qui apporte une plus-value au projet."

Quant au centre communal d’archives et à la réserve du MBA, ils sont en cours d’aménagement sur le site du technopôle Villette où le chantier a démarré en février 2020. Ce complexe permettra de conserver la mémoire de Charleroi ainsi que les œuvres du MBA jadis entreposées dans les greniers de l’hôtel de ville où les conditions n’étaient pas décentes.

Enfin, le gros morceau concerne l’extension du Théâtre de l’Ancre, grâce à des financements acquis en 2014 à l’initiative du ministre Jean-Marc Nollet. Une erreur de matrice cadastrale et le rachat des immeubles voisins ont fait traîner les choses. Désormais, le volet administratif est réglé, l’immobilier a été transféré à la Ville. Le conseil communal sera d’ailleurs prochainement appelé à donner son feu vert à la finalisation du projet.

Si des éléments d’architecture ont dû être modifiés, le parti du bureau L’Escaut est resté identique : reconstruire une boîte au-dessus de l’infrastructure de spectacles existante, afin d’y aménager une salle d’une capacité de 250 à 400 places. Une seconde salle plus intimiste (jauge de 100 à 120 places) fera son apparition, elle sera conçue avec la possibilité de s’ouvrir sur l’extérieur. À l’arrière, le jardin sera maintenu, avec son arbre remarquable. En façade, il est prévu de faire écho visuellement à la volumétrie de l’Hélios, avec au-dessus de l’entrée principale un vaste espace d’affichage dans l’esprit des grands théâtres.

L’Ancre a, on le sait, l’ambition d’obtenir l’agrément de centre dramatique - cela viendra après, dans la foulée des travaux. Avec la transformation de la maison du théâtre dans la rue d’Assaut, l’investissement s’élève à une dizaine de millions d’euros. Il marquera l’entrée de l’intra-ring depuis la rue de Montigny.