Pour le parquet, Ludovic n'a jamais intégré "le minimum de respect qu'il devait avoir pour la personne qui se trouve face à lui." Le père de famille a été condamné, ce jeudi après-midi, pour une série de préventions de violence : coups et blessures, dégradation de mobilier, menaces, outrages et extorsion.

Quatre scènes de coups et blessures étaient reprochées au prévenu, entre septembre 2021 et février 2022. Deux envers son ex-compagne, une sur sa grande fille et une dernière sur l'une des petites sœurs. Toutes les scènes étaient contestées par Ludovic, qui ne manquait pas d'explication. "Pour les coups sur la plus petite, elle jouait avec son cousin à se donner des coups. Puis elle est rentrée chez sa mère et elles ont déposé plainte pour me charger", confiait-il.

Pas de menace proférée à son ex-compagne

Le 8 février dernier, à Beaumont, Ludovic n'a visiblement pas apprécié le professionnalisme d'un inspecteur en le menaçant et en l'outrageant. "Il m'avait dit qu'il était là pour discuter. Puis, il m'a mis les menottes sous les yeux de mes enfants, ce que je n'ai apprécié." La veille, Ludovic venait de détruire la porte d'entrée, la boîte aux lettres, le volet et la sonnette de son ex-compagne. Mais pas de menace, Ludovic a été acquitté de cette prévention.

Déjà condamné pour des coups et blessures en 2004, Ludovic ajoute, sans surprise, une nouvelle ligne à son casier judiciaire. Alors que le parquet avait requis une peine de 40 mois de prison, le tribunal correctionnel a condamné Ludovic à 3 ans, avec un sursis probatoire partiel d'une durée maximale pour ce qui excède un an de prison.