Jean-Luc Borremans veut continuer son travail à la tête de la commune

FLEURUS Jean-Luc Borremans ne pratique pas la fausse modestie à outrance : il est satisfait du bilan de sa majorité et ne prend pas de gants pour le dire. Quelques plumes à un chapeau qui n’en manque pas, à l’entendre : l’enseignement et le culturel, avec cette académie de musique dont il est convaincu qu’on va la lui envier; ou encore cette bibliothèque “La Bonne source”, modèle du genre, dit-il. Et cela, d’autant plus que ces acquis culturels et pédagogiques ont été couplés avec la rénovation de fond en comble, parfois, de sites voués sans cela à devenir de véritables chancres urbains.

Acquis, encore, avec la crèche bâtie sur ce qui était devenu une école désaffectée.

Projet fraîchement voté, celui du nouvel hôtel de police est appelé à (re) naître sur le site de la gendarmerie, comme un symbole et un témoignage d’une volonté de sécurité et de proximité.

Et ces petits commerces disparus, objet répétitif du ressentiment de l’opposition ?

Le bourgmestre a son explication : les surfaces, moyennes ou plus grandes, venues dans la commune, sont elles aussi porteuses de dynamisme économique, et elles ont, dit-il, suscité une émulation certaine. À quoi il ajoute que, pour certaines d’entre elles, il s’est agi de prendre des places laissées vides et en très mauvais état, comme ce fut le cas du côté du Campinaire.

Quant aux commerces du centre de Fleurus, le bourgmestre refuse d’y voir une dégénérescence récente : il y a eu des mutations, des départs normaux à la pension, des commerçants qui n’ont plus souhaité réinvestir. “J’ai sollicité la création d’une Union des commerçants, qui permette d’établir un dialogue, et elle n’a jamais vu le jour”, argumente-t-il, avant d’estimer que certains prennent pour prétexte des travaux indispensables, pour mettre la clé sous la porte.

Quant à la mobilité, Jean-Luc Borremans n’en nie pas les problèmes, mais il avance qu’on y a apporté un début de solution, aux abords de l’athénée. Au-delà, un plan a été introduit auprès des autorités de tutelle, il y a trois mois, et il devrait résoudre d’autres blocages. Bref, côté bilan, le PS est content, et Jean-Luc Borremans entend que cela se sache.



© La Dernière Heure 2012