Après un prolongement de trois mois, l’opération de distribution et d’échange des titres carol’or se clôturera dans un peu moins de deux semaines, à la date du 30 juin. La ville a décidé de rebooster la com’ pour rappeler aux citoyens qui ne l’ont pas encore fait que le temps presse. Il ne leur reste que dix jours pour valoriser leurs titres en devises locales, observe l’échevin Thomas Parmentier en charge des Finances. Au-delà, il sera alors définitivement trop tard. Deux possibilités leur sont offertes.

Primo, présenter les vouchers en contrepartie d’un achat auprès d’un commerçant ou d’un artisan partenaire, comme le rappelle l’échevine du Commerce Babette Jandrain. Secundo, le convertir en coupures d’une valeur équivalente. Il leur faudra pour cela se rendre au comptoir d’échange de l’ASBL Carolor, établie dans la rue de la Montagne. Les billets n’ayant pas de limite de validité, ils pourront servir ultérieurement, quand l’occasion se présentera. 

Où en est l’opération ? Un bilan a été établi à quinze jours de la clôture, le 15 juin dernier. A cette date, près d’un carolo sur quatre (23% exactement) n’avait toujours pas utilisé son titre nominatif. Il en restait ainsi près de 50.000 en circulation, à concurrence des 995.220 euros. Les 77 autres pourcents ont été échangés : déduction faite de titres annulés, cela représente plus de 3,37 millions. Un montant réinvesti dans l’économie locale et qui est venu compléter les mesures d’aides mises en place dans le cadre du plan communal de relance : octroi de primes, de subsides et déductions fiscales pour l’essentiel. Les secteurs les plus touchés par la crise en ont bénéficié, du moins ceux dont l’activité a repris. Au total, la ville a mobilisé une enveloppe de plus de 4,35 millions : un budget considérable ! 

Comment a évolué l’utilisation des titres ? Elle a connu son pic le plus élevé en novembre 2020 avec 920.000 euros de dépenses, après un mois d’octobre à 890.000 euros. La courbe a ensuite fléchi jusqu’en février. Après un sursaut en mars, elle est tombée dans des valeurs plus faibles : 68.000 euros en avril, 59.000 en mai et seulement 31.000 jusqu’au 15 juin. "Cette diminution nous a convaincu de ne plus prolonger l’opération", confie l’échevin. "En collège, nous avons fait le choix de lancer une campagne de com pour frapper une dernière fois sur le clou, et appeler les retardataires à se manifester. Sous peine de perdre la valeur de leurs titres." Rendez-vous ce lundi pour cet ultime rappel !