En Hainaut, c’est dans l’arrondissement judiciaire de Charleroi que s’implantera le nouveau centre de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) financé par le fédéral. Si un appel à candidatures a été lancé auprès des hôpitaux, aucune localisation n’est encore arrêtée, selon l’échevine en charge de l’Égalité femmes-hommes et de la Santé Françoise Daspremont (PS). Comme elle s’en explique dans une réponse écrite à la question du conseiller communal Ecolo Benjamin Debroux, un appel à candidatures a été lancé pour l’accueil d’un tel projet. Mise en place au plus tôt en 2021.

Accessibles 24 heures sur 24 sept jours sur sept, les CPVS ont pour fonction d’offrir l’aide et les soins nécessaires aux victimes de violences sexuelles (femmes, hommes, transgenres, enfants). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que cette assistance intervienne aussi vite que possible après l’agression. Une assistance de trois ordres : médicale (soins, examens, traitements), médico-légale (constat de lésions, recherche d’ADN, collecte de preuves) et psychologique (écoute active et suivi). Il a été prouvé que les chances de guérison chez les victimes de violences sexuelles qui recevaient des soins multidisciplinaires étaient meilleures, qu’elles récupéraient plus rapidement et risquaient moins de subir une nouvelle violence. Si la victime le souhaite, elle peut également déposer une plainte en justice.

En date du 13 juin, le Conseil des ministres a donné l’autorisation de poursuivre l’extension des CPVS. Cela comprend l’expansion des trois CPVS existants, à Gand, Bruxelles et Liège, ainsi que la création de sept nouvelles antennes. Dès le choix du partenaire, le réseau carolo sera contacté pour définir les collaborations.