Charleroi Le surnaturel s’invite dans le thriller d’Olivier Lorent, de Châtelet.


Dans son premier roman, La Traversée des ombres, Olivier Lorent explore et joue avec le thème de la quatrième dimension. Il le fait à la manière de son écrivain fétiche, Stephen King, dont il reprend des codes pour faire baigner son intrigue dans l’univers si cher au maître du polar fantastique.

Assistant social à Châtelet, l’auteur a mis trois ans à coucher son histoire sur papier, conseillé et même poussé dans le dos par son papa, Richard, qui a signé deux thrillers aux éditions du Basson, et son frère, Pascal, journaliste.

Bien qu’il n’ait jamais franchi l’Atlantique, ce sont les États-Unis qu’il choisit pour cadre. Situé à l’ouest du pays, à l’exact opposé du Maine qui inspire souvent Stephen King, l’Oregon lui fournit l’ingrédient de base : des étendues de forêts et l’atmosphère de l’Amérique profonde.

C’est en 2015 qu’il s’attaque à l’intrigue. "J’en connais le point de départ et l’aboutissement." Tout le plaisir va être le chemin pour aller de l’un à l’autre.

L’idée de départ du livre, c’est l’existence d’une faille, d’un passage secret au milieu des bois. Trois jeunes campeurs partis chercher de quoi alimenter le feu s’y aventurent en laissant derrière eux leurs petites amies. Ils ressurgissent au petit matin à 200 kilomètres de leur point de départ. Que s’est-il passé durant la nuit ? Qu’ont-ils traversé et vécu ? Une enquête palpitante commence : le shérif Franck Glanner et son adjoint, plus en phase avec le surnaturel, font équipe pour ouvrir l’une après l’autre les portes de la fiction.

Si la lumière est faite, l’auteur se plaît à ne pas tout expliquer pour laisser des zones d’ombre qui titillent les certitudes. Les éditions Memory ont confirmé leur accord cet été, à la rentrée.

L’ouvrage est disponible dans les grandes librairies de la région.

© Albin