À voir la manière avec laquelle Axel et sa maman se présentent devant le tribunal correctionnel de Charleroi, ce jeudi matin, difficile de croire qu’ils sont mère et fils. Et pourtant, c’est le cas. Mais depuis la nuit du 10 au 11 avril 2015, ce lien de parenté n’existe plus que sur le plan administratif.

Cette nuit-là, cela a été « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », décrit la mère de famille. Cette dernière a reçu une pluie de coups dans la caravane familiale à Durbuy. Axel, entré alcoolisé et tout boueux d’un festival, n’a semble-t-il pas apprécié une énième remarque de sa maman. « À l’époque, nous étions encore relativement proches. Je suis revenu du festival un peu alcoolisé et avec le cumul des dix-huit années de violence pédagogique, elle a voulu encore être violente et voilà. Effectivement, j’ai porté des coups. »

Cette scène de violence entre le fils et sa mère a eu pour effet de définitivement mettre un terme aux contacts. De son côté, le parquet ne s’oppose pas à une mesure de faveur pour le fiston, en lui suggérant un suivi pour la gestion de la violence. Jugement le 20 janvier.