Pourtant, Maxime est loin d'être concerné par le conflit familial opposant Jean à son beau-frère Antonio. Le 15 mars dernier, Jean est en conflit avec Christina, sa compagne et sœur d'Antonio. Visiblement, l'attitude de Jean irrite le grand frère, qui décide de s'interposer en prenant le téléphone de sa sœur. « Il y a eu des insultes et des menaces. Il a dit qu'il allait venir, mais jamais je n'aurais pensé qu'il viendrait pour me trouver », explique le grand frère.

Alerté par l'attitude menaçante de Jean, Maxime se tient prêt, au cas où, pour aider son copain. « Je suis rentré chez moi et j'ai reçu un appel d'Antonio qui m'a dit que le gars était là et il m'a dit de prendre le truc », explique Maxime. Le truc, c'est en réalité une arme à feu achetée il y a quelques années.

Une fois sur les lieux, Maxime admet avoir dégainé l'arme pour tirer en l'air à trois reprises, dans le but d'impressionner Jean. « Il était là et menaçait tout le monde avec deux grands couteaux. J'ai tiré en l'air pour le calmer, mais il a continué à avancer vers moi et j'ai donc tiré deux fois dans ses jambes. »

Pas d'existence de ces "grands couteaux"

Pour le parquet, cette version des faits ne correspond nullement à la réalité. Et pour cause, puisqu'aucun couteau n'a été retrouvé sur les lieux. Ni même l'arme utilisée par Maxime pour tirer dans les jambes de Jean. « Il a adopté un comportement gravissime en jouant au cow-boy de service », lance le substitut Vervaeren. Une peine de 4 ans de prison, avec un sursis partiel, est requise contre le tireur. Pour Antonio, c'est une peine de 2 ans de prison, également avec un sursis partiel, qui est sollicitée.

Pour les deux avocats à la défense, l'attitude de la victime a déclenché cette violente scène. Un acquittement en état de légitime défense est plaidé pour Maxime. Jugement le 6 janvier.