Conseiller communal à Châtelet, Julien Reintjens a publié sur Facebook plusieurs messages contre la police, affirmant notamment vouloir "casser du casque" en marge de la Boum 2 organisée le 1er mai dans le Bois de la Cambre, selon Sudpresse. Événement où il était visiblement : il annonçait, en publiant une image de lui, torse nu et armé d'une hache: "Bois de la Cambre, j'arrive..." peu avant de s'y rendre.

Au lendemain de l'action qui a réuni quelque 2.000 personnes au Bois de la Cambre, il aurait confié "avoir mal partout" parce qu'il avait "pété un combi", comme le rapporte Sudpresse. Celui qui siège au conseil de police de la zone Châtelet, Aiseau-Presles et Farcienne n'en serait pas à ses premiers aveux de désamour à l'égard de la police. Il partage régulièrement sur sa page Facebook des avis assez tranchés à l'égard des agents.

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a pris connaissance "avec stupeur" des images et des propos publiés sur Facebook par Julien Reintjens à l'égard de la police, signale Belga. "Je condamne fermement une telle attitude qui n'a pas sa place au MR", a réagi mardi sur Twitter le président des libéraux francophones, qui s'efforce de son côté de défendre les policiers depuis les premiers incidents du Bois de la Cambre.

"J'ai demandé le renvoi de l'intéressé devant le comité de conciliation et d'arbitrage du Mouvement qui mènera la procédure qui s'impose", a-t-il poursuivi en assurant que "le MR soutient sans relâche les femmes et les hommes qui nous protègent au quotidien".

© Capture d'écran Twitter

Julien Reintjens a également publié un message, après les révélations de Sudpresse amenant à sa convocation au comité de conciliation. "Bon, ben apparement, je suis dans la presse... Enfin, je vais être entendu... Porter plainte sur un policier n'est pas chose facile, mais enfin après 6 mois, quand on montre son mécontentement envers eux, c'est la politique qui s'en mêle... J'espère que ça va porter ses fruits et qu'un bel article sur mon histoire, pourquoi cette rage après avoir été agressé à plusieurs reprises sur mon lieu de travail par des policiers sans aucune raison et ensuite devoir partir de moi même vu la pression policière sur la société ou je travaillais sans avoir déclaré ces agressions. Se retrouver sans revenu... La suite a venir."

© Capture d'écran Facebook