Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné Pierre M. à 15 mois de prison avec un sursis probatoire de 5 ans pour une rébellion sur la police.


À Châtelineau, le 30 septembre 2017, la police était appelée par l’épouse du prévenu, qui expliquait que son mari voulait la tuer. Quatre policiers de la police locale de Châtelet étaient intervenus sur place pour calmer la situation. Mais l'ancien militaire, alcoolisé, pointait deux policiers avec un pistolet à gaz. Sous la menace, les deux policiers avaient fait feu et touchait le prévenu à l'abdomen.

Un traumatisme pour les policiers

Me Poisson, avocat des deux policiers, était revenu sur le traumatisme vécu par ses clients. Psychologiquement atteints par les évènements, ils avaient dû se soumettre à une enquête à la suite des coups de feu. La substitute Stéphanie Dutrifoy condamnait le comportement du prévenu. Quelques jours avant l'audience, le prévenu avait provoqué un nouvel incident : «Dimanche, le prévenu a été présenté à mon office avant d'être libéré sous conditions. Un an et demi après les faits, il n'a pas forcément retenu la leçon». Une peine de 15 mois de prison était requise sans s'opposer à un sursis probatoire.

Conscient de ses problèmes

La défense rejoignait le réquisitoire du ministère public en plaidant une suspension probatoire avec des mesures fortes pour un homme parfaitement conscient de ses dérives. L'ancien militaire a été condamné à 15 mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire de 5 ans. Il devra également reverser 1000 € à titre de dédommagements aux deux policiers menacés.