Charleroi

Nicolas L. a succombé au charme de Melissa, 14 ans, sur un site de rencontre pour ado.

Il a 35 ans, vit en France en compagnie de sa femme et ses trois enfants. Elle a 14 ans, vit dans la région de Charleroi et suit ses études. 

Nicolas fait la connaissance de Melissa (nom d’emprunt) sur un site de rencontre pour ado de 13 à 25 ans après avoir créé un faux-profil. Rapidement, les deux personnes se parlent fréquemment et Nicolas tombe amoureux. Malgré la distance qui les sépare, l’homme se rend à quelques reprises devant l’école de Melissa pour l’apercevoir. Mais il veut à tout prix la rencontrer. 

Le 19 janvier 2017, quelques mois après la rencontre sur le site, Nicolas décide d’aller chercher la mineure à l’école. En voiture, ils se rendent à Lille, visitant la ville avant de s’arrêter sur un parking souterrain. Sur la banquette arrière, ils s’embrassent, se chauffent. Nicolas déshabille Melissa et la caresse, mais la jeune fille refuse d’aller plus loin et veut rentrer chez elle.

Quelques jours plus tard, Nicolas, qui n’a plus aucune nouvelle de Melissa, dépose des lettres à son domicile et placarde des affiches sur son trajet de bus, affichant un cœur avec le numéro 22, date de leur rencontre. 

Le père de Melissa tombe un jour sur Nicolas, qui vient déposer une autre lettre, et lui fait passer un sale quart d’heure en apprenant la relation entre sa fille et Nicolas. La fin de la relation survient. Les parents portent plainte à la police contre Nicolas.

Le ministère public a requis une peine de 37 mois de prison. Mais la substitute Stéphanie Dutrifoy ne s’oppose pas à un sursis probatoire, vu l’absence d’antécédent judiciaire du prévenu. 

Me Christian Widart, avocat de Nicolas, plaide un acquittement pour le harcèlement et un sursis probatoire pour l’attentat à la pudeur et la détention d’images pédopornographiques. 

Jugement le 15 novembre.