Comme le rappelle la référente Diversité de la CSC de Charleroi Entre Sambre et Meuse Aurélie Courtois, "son conseil communal a adopté deux motions de soutien : l’une de ville hospitalière, l’autre en faveur de la régularisation." 

Le monde associatif a fait preuve lui aussi de détermination. Organisation de rencontres-débats autour de la thématique, travail d’information de fond, opposition au projet de centre fermé de Jumet : les collectifs locaux sont montés au créneau très souvent, selon Hasan Varis, en charge de la question migratoire au Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) de Charleroi Thuin. Bémol : "nous n’avons pas pu obtenir l’autorisation de mener une action de sensibilisation", déplore-t-il. Avec la collecte de plus de 26.000 signatures, la campagne nationale "We are Belgium too" réclamant une régularisation des sans-papiers à grande échelle a tenu ses promesses.

Les carolos ne baissent pas les armes. Au contraire. Pour poursuivre le combat, le MOC régional veut élargir son groupe de travail Migration. "Nous appelons d’ailleurs tout un chacun à signer la pétition en ligne We are Belgium too", poursuit Hasan Varis. Dans notre région, plusieurs milliers de sans-papiers sont exclus de tous les droits : pas de protection sociale, d’accès au système de santé. Pas de chômage. "Pourtant, certains vivent ici depuis des années. Et les femmes sont encore plus exposées aux risques de violences de genre."

Pour réduire les discriminations d’origine, la ville de Charleroi a mis en place des dispositifs solidaires, comme l’élargissement de la vaccination des SDF aux sans-papiers. Inconditionnellement, ceux-ci peuvent recevoir une injection de Johnson & Johnson dans l’un des points santé gérés par le relais social, soit le centre d’accueil de jour le Rebond à Marchienne, soit l’accueil de soirée du CPAS à Charleroi.