Il y a d'abord le cas de Jonathan, qui a porté plainte contre le garagiste: il lui a acheté une camionnette Mercedes Vito pour 3500€, mais le véhicule est tombé constamment en panne. Bien diligemment, Jonathan a toujours fait réparer sa camionnette dans le garage où il l'avait achetée. Jusqu'au jour où l'embrayage a lâché. La réparation prendra du temps, l'informe Christian... mais après quelques semaines sans nouvelles, Jonathan s'inquiète. La réparation n'a toujours pas été faite, il manque une pièce, ou bien il y avait l'une ou l'autre urgence. Finalement, il attend près de deux ans avant de débarquer au garage, furieux, pour réclamer sa camionnette. Elle n'est plus là. Sous la menace, Christian lui apprend qu'il l'a confiée à un autre garagiste, parce que lui ne savait pas s'en occuper. Mais quand Jonathan a débarqué dans l'autre garage, la voiture avait été donnée par Christian pour repayer une dette. 

L'autre dossier, c'est celui de Muriel, qui voulait revendre sa BMW. Elle demande donc à Christian de passer le contrôle technique avec des plaques "garage", puisqu'elle a déjà acheté et immatriculé son nouveau véhicule. Elle confie sa BMW à Christian et la récupère... accidentée! Il avait bu, il s'est crashé en faisant le foufou avec la propulsion. La voiture est complètement démolie. 

Mais le plus triste, c'est probablement la mésaventure d'Eric. "Quand j'étais jeune, Christian m'a aidé, il m'a fait travailler par ci, par là. Je le connaissais bien, c'était un bon vendeur de voitures. Et un jour, des années après, c'était en 2016, je suis passé devant son garage et il était en larmes. Il risquait de fermer, il avait besoin d'argent. J'avais pu mettre un peu de côté et je me suis dit que c'était l'occasion parfaite de lui prêter 5.000€ pour lui rendre la pareille, à lui qui m'avait aidé quand j'étais dans le besoin", explique Cédric au tribunal ce jeudi. "J'avais confiance, il avait plein de voitures à vendre, c'était juste un petit coup dur passager." Il a tout de même fait signer une reconnaissance de dettes à Christian. Mais deux ans plus tard, il n'a jamais reçu le moindre remboursement: "il m'avait dit qu'il me rendrait 300€ par mois, ça fait deux ans et j'ai juste reçu 250€ il y a quelques mois... et il ne répond plus au téléphone!"

Tout cela, ça a un nom dans la loi: abus de confiance. Christian n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il a déjà été condamné pour des faits similaires par le passé. Le substitut du procureur du roi a demandé une peine d'un an de prison. Christian ne s'est pas présenté au tribunal. Mise en continuation au 10 juin.