Il traquait des enfants mineurs sur Skype et avait volé des culottes d’enfants à la piscine.

Nicolas (prénom d’emprunt), 36 ans, était volontairement entré en communication avec de jeunes filles et garçons âgés entre 10 ans et 16 ans, notamment sur Skype. Le trentenaire échangeait avec les enfants et ados, notamment par webcam mais précisait tout de même n’avoir jamais physiquement rencontré ses victimes. Nicolas demandait aux enfants de se dénuder ou de se faire du bien et n’hésitait pas non plus à s’assouvir à des gestes obscènes.

Nicolas ne contestait pas la détention et la diffusion de 131 images pédopornographiques mais niait être l’auteur d’un vol simple dans les vestiaires de la piscine du stade Yernaux à Montignies-sur-Sambre. Le 21 décembre 2017, cinq culottes appartenant à de jeunes filles disparaissaient des casiers.

Nicolas avait été condamné en 2016 à 5 ans de prison avec un sursis probatoire de 5 ans pour déjà de l’incitation à la débauche de mineurs, attentats à la pudeur et enlèvement d’une mineure. Nicolas avait retrouvé la liberté en septembre 2017, soit un mois avant ses nombreux échanges avec une dizaine de mineurs. Le ministère public avait requis à son encontre une lourde peine de 12 ans de prison ferme.

Selon le substitut Damien Vervaeren, la priorité numéro un du parquet était de mettre à l’abri la société de ce pervers sexuel. Un rapport d’expertise allait dans ce sens en signalant un risque élevé de récidive. Nicolas admettait face au tribunal être à la recherche de mineurs. "C’est un sadique antisocial qui est considéré comme un cyberprédateur."

La défense plaidait pour sa part un acquittement pour le vol des culottes à la piscine.

L’homme, père de deux enfants, demandait à des mineurs de se dénuder à la webcam. Il écope de 14 ans de prison ferme avec une mise à disposition du TAP de 10 ans.