Charleroi Igretec propose à ses communes de recourir au tiers investisseur.

Bien isolé et rénové énergétiquement, un bâtiment consomme moins d’électricité et de gaz, avec un impact écologique et financier positif : c’est ce qui a conduit l’intercommunale Igretec à élaborer un mécanisme de tiers investisseur au profit de ses communes associées.

Dans ce cadre, une enveloppe de 75 millions d’euros a été mobilisée. Elle sera répartie au prorata des souscriptions de chacun en capital.

Selon cette logique , Charleroi dispose d’un droit de tirage de 46 millions, correspondant à ses 62 % de parts souscrites.

Pour Gerpinnes, l’enveloppe n’est que de 151 000 euros, soit 0,2 %. Ces moyens sont dédiés à l’amélioration de l’efficience des bâtiments.

L’intercommunale offre un service complet, de A à Z : audit énergétique, propositions d’amélioration, étude des travaux, financement, maîtrise d’ouvrage et enfin suivi des consommations.

"Dans l’approche budgétaire des dépenses d’énergie, deux éléments entrent en ligne de compte", explique Renaud Moens.

"D’abord, il y a le prix des fournitures (électricité, gaz, mazout). Pour cela, l’intercommunale pure de financement du Hainaut (IPFH) a réalisé un achat groupé qui ouvre l’accès à des tarifs préférentiels. C’est ainsi que la ville de Charleroi épargne près d’un million sur sa facture annuelle, celle de Fleurus 92 000 euros. Ensuite, il y a les consommations. Et c’est là que nous intervenons. L’audit énergétique nous permet d’identifier les déperditions et de proposer des solutions. Isolation des toitures, des murs et des sols, remplacement des menuiseries extérieures, chauffage et régulation, relighting, etc. Chaque poste est analysé. L’amortissement des investissements se fait sur les économies dégagées."

En d’autres termes, il n’y a pas de coût direct pour les communes, sauf si des travaux complémentaires sont exécutés à leur demande. À ce jour, 13 des 75 millions disponibles ont déjà été utilisés.

Ces travaux permettent d’éviter chaque année le rejet d’1,4 tonne de CO2 dans l’atmosphère, avec un gain annuel de 425 000 euros.

Selon Renaud Moens, les interventions se remboursent sur des durées moyennes de 10 à 15 ans.