Présent dans la salle d’audience depuis plusieurs minutes, Jean-Christophe attend patiemment que le dossier de Boubacar D., dans lequel il s’est constitué partie civile, soit plaidé. Vers 10 h 20, Jean-Christophe prend place sur le banc réservé aux victimes. Enfin, il va pouvoir entendre les explications de Boubacar sur une scène de rébellion dont il a été victime et qui a eu lieu en 2017.

Mais c’est la déception. De l’autre côté de la barre, Boubacar brille par son absence et est donc jugé par défaut. Jean-Christophe, d’ailleurs, regrette l’absence de Boubacar. L’homme qui a été membre de la police carolo pendant plus de 25 ans, attendait des excuses de la part de Boubacar. Seul face au tribunal, Jean-Christophe précise réclamer 250 euros de préjudice moral.

Le policier n’a pas été choqué par la scène de rébellion, mais par l’insulte proférée à son encontre par Boubacar. "Durant ma carrière, j’ai été confronté à des faits pénibles. Mais me faire insulter de "sale Belge" m’a vraiment blessé. Mon père est allé pousser les chariots à la mine dès ses 8 ans. Moi je suis fier d’être belge et de travailler dans ce pays", signale Jean-Christophe, particulièrement ému et fier de sa patrie.

Boubacar risque un an de prison avec une amende de 1 000 euros pour avoir contraint les policiers d’intervenir à quatre pour le maîtriser lors d’une scène choquante. "Nous sommes rapidement montés à l’étage dans un logement, car Boubacar avait mis un enfant par-dessus le balcon." Durant l’interpellation, Boubacar a également frappé un collègue de Jean-Christophe, aussi policier.

Jugement le 12 octobre prochain.