Charleroi L’échevine de la Santé veut organiser une campagne ciblant les familles.

À Charleroi, les citoyens qui se sont déclarés contre le don de leurs organes au registre national sont plus nombreux que ceux qui ont signalé leur consentement : 4 732 contre 4 436, selon l’échevin de l’État Civil Mahmut Dogru (PS).

Sa collègue Françoise Daspremont en charge de la Santé veut renverser la vapeur : comme elle l’indique à Jean-Noël Gillard (DéFI) dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal, la Ville va organiser une campagne inédite de sensibilisation et d’information qui devrait être lancée en 2020. Sa particularité, ce sera de cibler non plus seulement les donneurs potentiels, mais leurs familles. "Elle sera relayée sur le site internet de Charleroi ainsi que sur les réseaux sociaux, ce qui constitue une première."

En Belgique, le système de l’opting out est en application : de ce fait, chacun est considéré comme donneur à moins d’avoir manifesté une volonté contraire. "En pratique, un consentement est toujours demandé aux proches", souligne l’échevine.

Les circonstances sont particulièrement pénibles dans la mesure où les décès sont violents et brutaux, survenues à la suite d’accidents (AVC, crashs routiers, infarctus, etc.). Il est donc important d’anticiper ces moments dramatiques : c’est ce projet que Françoise Daspremont veut inscrire à l’agenda politique de son exécutif.

Un collège spécial sera dédié à la Santé et aux autres matières qu’elle gère, peut-être déjà en avril prochain. Un plan stratégique sera alors présenté, et mis au vote.

Actuellement, des brochures sont à la disposition des usagers des guichets de Citoyenneté de Charleroi. Les citoyens peuvent accomplir leurs démarches sur place ou compléter un formulaire en ligne pour signaler leur consentement. Ou leur refus…