Ras le bol. Près d’un an après le dépôt de leur pétition dans les mains du bourgmestre Daniel Vanderlick, les riverains de la rue de l’Etang à Chatelineau ont décidé de passer à l’action : confrontés aux vitesses excessives de circulation, ils se sont rendus en petit comité à la police locale pour se rappeler à son souvenir.

« Des véhicules traversent le quartier comme des fous » témoigne un habitant. « Les ralentisseurs installés en voirie n’ont aucun impact. Il y a des enfants qui jouent, des voitures se sont déjà fait emboutir dans le haut et au bas de la rue. Nous avons demandé à de nombreuses reprises à rencontrer notre agent de quartier pour faire part de notre sentiment d’insécurité. En vain ! »

Ils sont huit à s’être présentés au commissariat. « A l’origine, nous pensions être plus nombreux mais nous avons réduit la taille du groupe en raison des contraintes sanitaires. » Ils préviennent : leur patience a des limites. « Si nous continuons à ne pas être entendus, nous envisagerons des actions pour régler le problème nous-mêmes », menacent-ils. Stationnement de voitures en quinconce, pose d’obstacles pour réduire les vitesses, présence de piquets humains etc : « Nous espérons ne jamais devoir en arriver là… »

A l’origine, un projet d’aménagement de sécurité routière inadapté. « Des ralentisseurs ont été associés à des bacs à fleurs en béton pour créer une chicane. Vu que ça entravait la circulation des poids lourds, les jardinières en béton ont été enlevées, si bien qu’il suffit aux véhicules de transit de se déporter sur la gauche pour éviter les ralentisseurs. » Les riverains ne veulent pas se contenter de contrôles de vitesse ponctuels. « Nous réclamons une solution structurelle et durable. Nous sommes jusqu’à présent gentiment restés dans les clous de la loi et des procédures d’interpellation. Si la classe politique et la police n’entendent pas le message, le ton va se durcir. »

Les voilà prévenus.