Chaque semaine, les services communaux de la propreté de Charleroi collectent en moyenne 51 tonnes de déchets. En 2020, le volume a atteint 2665 tonnes, une situation intolérable dont le coût se répercute sur la collectivité. 

Pour combattre cette forme d’incivilité, la ville a décidé de consacrer 400.000 euros à l’acquisition, le placement et l’entretien de caméras intelligentes, un investissement étalé sur quatre ans. 

« Notre choix ne s’est volontairement pas porté sur un seul modèle, mais sur plusieurs technologies qui permettent de mettre sous protection des environnements très diversifiés », explique l’échevin de tutelle Mahmut Dogru. A ce stade, la procédure de marché est lancée. L’adjudication sera notifiée dans le dernier trimestre, l’espoir étant de voir se déployer le réseau de vidéosurveillance dès la fin de l’année. 

La commande a été subdivisée en cinq lots, chacun correspondant à un type d’équipement. Des caméras sont adaptées au milieu forestier, d’autres aux quartiers urbanisés et d’autres encore aux bords de route ou aux terrains vagues. Embarquées dans des voitures, mobiles à haute résolution, elles se complèteront pour combattre les lieux de dépôt identifiés, en perpétuelle évolution ! 

Parce que les sentiers de la boucle noire sont exposés à des dépôts sauvages, des mesures ont été prises pour en bloquer l’accès aux véhicules, souligne l’échevin. Mais ils seront placés sous surveillance quand le matériel aura été fourni. On constate en effet que des riverains déposent leur détritus à deux pas de chez eux. 

Facilement déplaçables, les caméras seront autonomes et wifi mais aussi compatibles 5G, certaines équipées de détecteurs de mouvement.