Louise, comme beaucoup d’étudiants, a dû rentrer plus tôt de son Erasmus en Angleterre.

Étudiante en gestion et originaire de la région de Charleroi, Louise a dû rentrer plus tôt de son Erasmus en Angleterre, à cause du coronavirus. Un retour précipité dans une ambiance étrange.

- Comment était la vie en Angleterre avec le coronavirus ?

"Là-bas, presque aucune mesure n’était prise. Ils ont suspendu les cours un peu après la Belgique, mais tout le monde agissait normalement. Par exemple, dans la bibliothèque, ils avaient retiré des chaises pour qu’il y ait moins de monde. Mais les étudiants n’ont pas compris, ils s’asseyaient collés l’un à l’autre. Petit à petit, ils ont fermé les salles de sport, les cafétérias. Mais en Angleterre on en parlait peu."

- Pourquoi as-tu décidé de rentrer en Belgique ?

"L’élément déclencheur c’est lorsque le ministre des Affaires étrangères a conseillé aux étudiants belges de revenir au pays. Ma famille préférait aussi que je rentre car si je tombais malade, j’étais une étudiante étrangère et seule puisque toutes mes amies rentraient chez elles."

- C’est une triste fin pour ton Erasmus ?

"Oui, c’est soudain. Je pensais pouvoir profiter de mes derniers moments là-bas avec les gens que j’avais rencontrés grâce à l’Erasmus. Finalement, le retour a été précipité."

- Et comment vis-tu ton retour en Belgique ?

"L’ambiance est différente. On est en confinement, je ne peux pas revoir mes amis ni ma grand-mère. Je reviens pour me retrouver seule dans mon pays. J’ai ma maman heureusement. Mais elle est médecin donc on met une distance entre nous, on ne s’est pas enlacées à mon retour de l’aéroport. Ici l’ambiance est différente, on parle beaucoup plus de coronavirus, et les gens que je côtoie sont conscients de la situation actuelle."

- Comment était l’ambiance à l’aéroport ?

"À Manchester, l’aéroport était presque vide. Seulement trois vols avaient lieu. Tout était fermé alors qu’il n’était que 18 h. Dans l’avion, on était plus ou moins 25 personnes, presque que des étudiants. On avait assez de places pour ne pas s’asseoir l’un à côté de l’autre, et on ne pouvait payer que par carte bancaire, sinon rien de particulier."

- Et à l’aéroport de Charleroi ?

"Il n’y a eu aucun contrôle à part une vérification de notre carte d’identité. Ici aussi il y avait très peu de gens. Il n’y avait que 5 avions qui atterrissaient. "

- Comment va se dérouler la fin de tes cours en Angleterre ?

"Je suis toujours les cours en ligne. Et j’ai ensuite des travaux à rendre qui clôtureront mon année, sans devoir y retourner."