Ces dernières semaines, plusieurs faits divers ont émaillé l'actualité et mis en lumière la pénibilité du métier d'accompagnateur de train. Une accompagnatrice de train a été agressée à la gare d'Ottignies, dans un train reliant Dinant à Bruxelles. Et quatre jours plus tard, une nouvelle agression de ce type a eu lieu à la même gare.

Le 3 décembre dernier, Boubacar, 20 ans, a commis une agression similaire à la gare de Charleroi-Sud. Le 23 janvier dernier, une accompagnatrice de train a reçu un coup de pied dans le dos, par un agresseur. "Elle avait déjà été victime d'un incident avant de croiser la route du trio sur le quai", avait expliqué le parquet, saluant au passage le courage de l'accompagnatrice de train.

Selon le parquet, la personne qui a couru après l'accompagnatrice dans le train avant de lui donner un coup de pied dans le dos était bien Boubacar. La description vestimentaire de l'agresseur correspondait à ce qu'il portait ce jour-là. "C'était le seul à être habillé en noir." Mais le jeune Guinéen, en séjour illégal, contestait les faits, jurant être resté sur le quai pour attendre ses copains.

Une peine de minimum 2 ans de prison avait été requise contre lui. Ce vendredi matin, Boubacar a écopé de 15 mois de prison avec un sursis pour l'agression et de deux mois de prison avec sursis pour le séjour illégal sur le territoire.