Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné mardi R.M., 52 ans, à deux ans de prison avec un sursis probatoire de 5 ans.

Le quinquagénaire était poursuivi pour attentats à la pudeur sur une mineure âgée de 13 ans. Le prévenu reconnaissait avoir embrassé la victime sur la bouche mais contestait les attouchements. Le ministère public avait requis une peine de 3 ans de prison avec des conditions probatoires. Entre août 2017 et octobre 2017, le prévenu était suspecté d'avoir commis des attentats à la pudeur sur la victime, âgée de 13 ans. La jeune fille signalait dans ses auditions avoir été victime à plusieurs reprises du comportement déviant du quinquagénaire. Ce dernier reconnaissait avoir embrassé, à une seule reprise, la mineure sur la bouche et contestait fermement les attouchements. "C'est la seule chose qui a eu lieu avec elle. Je suis honteux d'être ici et je voudrais m'excuser", affirmait le prévenu.

Le ministère public avait requis une peine de trois ans de prison, assortie de conditions probatoires à l'encontre du prévenu. Aucune menace n'avait été retenue. "Il s'agit là d'une relation de confiance avec une jeune victime, en manque d'affection." Le substitut Lafosse conseillait que les futurs contacts avec des mineurs soient encadrés au mieux.

Me Jean-Philippe Mayence, à la défense, plaidait un sursis probatoire. "Il n'y a jamais eu le moindre problème avec des enfants auparavant. C'est une relation et un comportement inadmissibles. Mon client en est parfaitement conscient."