Si la victime, cinq mois après les faits, ne comprenait toujours pas la raison pour laquelle Amine l'a violemment agressé le 12 décembre dernier rue Neuve à Charleroi, l'agresseur avait donné quelques mots d'explication en évoquant des avances sexuelles. « J'étais sorti pour aller faire des courses et chercher à manger. Je suis rentré dans la boulangerie et je l'ai croisé. Il était alcoolisé et m'a fait des avances. Je ne voulais pas qu'il me touche. » Version des faits vivement contestée par la victime, qui avait échappé au pire malgré une impressionnante plaie à la jambe à la suite d'un coup de cutter.

Par la suite, Amine avait également jeté une chaise dans la vitrine du salon de thé où l'homme grièvement blessé avait trouvé refuge. Comme plaidé par la défense, le tribunal correctionnel a octroyé une chance à l'agresseur via un sursis simple d'une durée maximale.