Ludivine enchaîne les contrats à durée déterminée dans le monde des titres-services. La trentenaire n’a plus de boulot et attend désespérément de retrouver le monde du travail. Avant 2018, Ludivine aidait Aline, septuagénaire, dans ses tâches ménagères quatre heures tous les mercredis. De fil en aiguille, une relation de confiance est née entre les deux femmes.

Mais à deux reprises, Aline a suspecté Ludivine de lui voler de l’argent. La première fois, la personne âgée et son mari ont passé l’éponge, donnant une seconde chance à la jeune employée. Pourtant, en juin 2018, Aline a vu 10.000 euros disparaître de son tiroir… Montant qui avait été retiré à la banque, quelques jours avant, pour préparer les funérailles de son mari.

Outre cette somme dont elle était la seule, selon le parquet, à connaître l’existence et la planque, Ludivine est également suspectée de plusieurs retraits bancaires et virements. "Il y a eu plusieurs retraits de 100, 250, 600 et 2.000 euros." Les 2.000 euros sont finalement réapparus le jour même sur le compte bancaire de Ludivine pour régler un retard de loyer de 4 mois.

La substitute Dutrifoy s’oppose à octroyer une suspension du prononcé à Ludivine compte tenu de la gravité des faits et de l’état de vulnérabilité d’Aline, décédée depuis lors. C’est une peine d’un an de prison, avec une mesure de sursis, qui est donc requise contre l’aide-ménagère.

Jugement le 2 juin prochain.