On dit souvent que les adultes doivent donner le bon exemple aux enfants. Nicolas et Jérémy, eux, ne semblent pas appliquer ce conseil à la lettre. Pour preuve, le 14 février 2020, une scène de coups a eu lieu entre les deux hommes.

La veille, le petit frère de 11 ans de Nicolas s’est battu avec l’un des enfants de Jérémy à l’école. Après cette scène, les versions des deux camps divergent. Nicolas jure que le père de famille s’est rendu devant chez lui, avec des personnes et armé d’un couteau.

Jérémy, via son avocate, prétend lui qu’il a été invité à se rendre là-bas pour continuer la discussion entamée à l’école. "Les deux parties discutaient calmement. Mais quand mon client est arrivé sur place, la situation est partie en vrille, car le père du prévenu a dégainé un couteau avant que son fils s’en aille chercher un pistolet Airsoft."

Nicolas confirme l’existence du fusil Airsoft. Mais il jure ne pas avoir frappé Jérémy à la tête. "Il avait son couteau en main et j’ai lancé le pistolet pour faire tomber le couteau." Le père de famille n’a plus jamais été tranquille à la suite de cette altercation. "Le lendemain, mon client a vu des gens l’attendre en dehors de l’école comme pour en découdre. En novembre dernier, son véhicule a été dégradé et il a reconnu des membres de la famille du prévenu", explique la partie civile.

Pour être enfin tranquille et éviter d’autres confrontations, Jérémy a été contraint de faire changer son fils d’établissement scolaire. Une mesure de faveur est requise par le parquet, tout comme la confiscation du pistolet Airsoft. En fin d’audience, le juge Davio a également pointé du doigt le comportement des deux hommes, estimant à juste titre que le comportement donné aux enfants n’était pas le meilleur.

Jugement pour le 20 mai prochain.