Brice, aujourd’hui âgé de 23 ans, est actuellement détenu après avoir vu son sursis probatoire révoqué pour non-respect des conditions. Condamné à 2 ans de prison à Namur dans un dossier d’attentat à la pudeur, Brice a été victime d’un accident en 2018, qui l’a conduit plusieurs semaines en milieu hospitalier. « À cause de ça, on lui a révoqué son sursis par défaut », explique Me Jean-Philippe Mayence, avocat du jeune homme.

Ce mercredi, Brice comparaît pour son opposition formée à la suite d’une autre condamnation à deux ans de prison dans un dossier concernant plusieurs vols avec violence sur des mineurs. Cela avait eu lieu le 28 avril 2015, à Châtelet. Ce jour-là, plusieurs jeunes ont été rackettés par un groupe composé de plusieurs individus, également mineurs. Seul Brice, fraîchement âgé de 18 ans, était majeur. Le groupe a semé la terreur durant 20 minutes à la gare de Châtelet et à l’école Sainte-Marie de Châtelet et Châtelineau…

Le meneur de la bande était à la recherche d’un gars qui avait tenu des propos désobligeants sur sa sœur. « Mais il s’est avéré que la cible n’était pas présente. Alors, à la place, il a proposé à ses acolytes de s’en prendre à d’autres mineurs », explique le parquet. Des adolescentes ont également reçu des coups de la part des agresseurs lors des trois scènes d’agressions à 16h10, 16h26 et 16h30. « Les auteurs ont également dérobé des GSM et une montre Festina. »

Brice est considéré comme auteur des vols avec violence. Son implication ne semble pas faire l’ombre d’un doute puisqu’il avait, à l’époque, été formellement reconnu sur un panel photo comme auteur de coups par plusieurs victimes. À la suite de son terrible accident, Brice n’a quasiment aucun souvenir des faits. « Je me souviens d’une bagarre, mais pas plus. » Lors de son audition après son interpellation, le jeune détenu avait quand même reconnu un coup à la mâchoire d’une des victimes.

Pour les faits jugés gravissimes sur des victimes sans défense en à peine quelques minutes, le parquet souhaite que Brice écope d’une peine de 18 mois de prison. Compte tenu de l’ancienneté des faits, le substitut Lafosse sollicite une réduction de la peine de prison et un sursis. Jugement pour le 17 mars prochain.