Emprisonné au début des années 2000, Stéphane avait besoin de soutien. Ce dernier a donc fait la connaissance de Dominique, une "courtisane". 

Les deux personnes ont beaucoup échangé, jusqu'à la sortie de prison de Stéphane, en mai 2020. Là, les contacts ont été plus réguliers, jusqu'à ce que Dominique décide de mettre un terme à ces contacts. 

Excédée, la courtisane va, le 5 mars 2021, déposer plainte à la police. « Les policiers ont constaté que la victime avait reçu 25 SMS et neuf appels en absence du prévenu. Mais les policiers n'ont pas su aller plus loin puisque le GSM de la victime était trop ancien et ne conservait pas les discussions », précise le parquet.

Elle parlait de mariage

Mais selon Stéphane, Dominique n'était pas contraire à avoir ces contacts réguliers avec lui et donc il n'est nullement question de harcèlement. « Selon lui, c'est Madame qui lui parlait de mariage et tout. Pas l'inverse », confirme Me Rooselaer, l'avocate présente à l'audience pour Me Lega. D'après la défense, si Stéphane a laissé ces SMS et appels en absence le 5 mars à Dominique, c'était pour pouvoir récupérer son GSM saisi par la victime, la veille, lors d'une discussion houleuse devant le domicile de cette dernière.

Pour le parquet, l'attitude de Stéphane peut être adéquatement sanctionnée via une peine de travail autonome. Mesure de faveur également plaidée par la défense. Jugement le 9 juin.