Le CPAS de Pont-à-Celles avait postulé, en juillet dernier, à l'appel Get Up Wallonie de la ministre Morreale. Et bonne nouvelle, ce 13 novembre une promesse de subside de près de 60.000€ a été notifiée !

Une épicerie sociale pourra donc voir le jour, à côté de la place communale, dans le rez-de-chaussée de l'ILA (initiative locale d'accueil, pour les demandeurs d'asile). "On constate sur le terrain une sollicitation sans cesse croissante de l'aide alimentaire, pour un public qui n'avait jamais demandé cette aide auparavant", note Romuald Buckens (PS), président du CPAS de Pont-à-Celles. "Nous avions déjà pu dresser ce constat lors de la création de frigos solidaires par des bénévoles bien avant la crise, qui n'a fait qu'amplifier le phénomène."

Les travaux d'aménagements ont commencé. Le CPAS espère pouvoir ouvrir début 2021, mais il manque encore un permis de la part du fonctionnaire délégué. 

Cette épicerie sociale devrait proposer des produits secs de première nécessité, d'hygiène, d'entretien, des fruits et légumes et des produits frais. Le tout, évidemment, à des prix plus bas que dans les commerces traditionnels : pour que ce soit tenable, des conditions d'accès devront encore être déterminées, il s'agit souvent d'avoir une carte permettant d'aller y faire ses courses, dont l'octroi est conditonné par le niveau de revenus. "On souhaite aussi aller plus loin", ajoute Romuald Buckens. "Mettre en avant les circuits courts en travaillant avec des producteurs locaux, transformer les invendus et éviter le gaspillage, créer des ateliers de cuisine par exemple pour faire des repas avec moins de 3€, lancer des appels aux dons, etc."

A l'arrière de l'épicerie, le CPAS envisage un poulailler pour avoir des oeufs frais, un potager géré par une association locale, ou encore un verger pour réaliser des jus et compotes.

© CPAS de Pont-à-Celles