C'est à l'issue d'une séparation survenue la veille que Grégory a absolument cherché à obtenir des explications auprès de son ex-compagne, le 3 août 2019 à Charleroi. Une première fois, d'abord, au sein du commerce gérée par la victime. C'est lorsque le quadragénaire se présente, une nouvelle fois, à l'heure de fermeture du commerce que les choses s'enveniment.

Après avoir suivi son ex, Grégory dépasse les limites au domicile de cette dernière. Il menace de « lui rouler dessus si elle n'accepte pas de se remettre avec lui », viole son domicile, lui assène plusieurs coups, dont un coup de pied aux fesses, et repart finalement avec le bichon maltais pucé au nom de la victime. Ce vendredi matin, seule la scène du coup de pied au derrière est reconnue par le prévenu. Pour l'extorsion du chien, ce dernier affirme que c'était convenu d'avance. « C'était arrangé que je la prenne pour m'en occuper pendant qu'elle travaille. Elle m'a même donné ses croquettes. »

Pour le parquet, impossible que Grégory se montre aussi intentionné et généreux avec la victime et le bichon maltais de 6 mois. Les antécédents judiciaires du quadragénaire le prouvent, selon le substitut Bury : tentative d'extorsion, coups et blessures, etc. « Il ne retient pas la leçon via les mesures de faveur obtenues et ce n'est certainement pas un gentil. Il est tout à fait capable de violence. » En état de récidive, Grégory risque gros. Une peine de 37 mois de prison est requise.

Me Puccini, conseil du prévenu, plaide lui une nouvelle mesure de faveur via un sursis probatoire pour son client. Le pénaliste carolo a notamment épinglé l'attitude du ministère public vis-à-vis de son client. « Il y a deux versions et aucun autre élément dans le dossier. On essaye de noircir un maximum mon client. Il ne faut pas banaliser la relation affective entre le chien et mon client. Les deux parties sont d'ailleurs toujours en relation pour le chien. »

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