Six mois avec sursis pour Nina qui avait provoqué l’évacuation du palais de Justice.

Nina aura vraiment tout fait pour échapper à la Justice, y compris déclencher une alerte à la bombe pour obtenir le report de son procès. Cette Carolorégienne était en effet poursuivie pour des faits particulièrement sordides, à savoir des coups et blessures prémédités ayant entraîné la mort de ses parents adoptifs.

Lors d’un week-end sanglant, elle avait séquestré ces personnes âgées et les avait frappées à coups de marteau et de couteau avant de les amener à l’hôpital. Les victimes avaient pu être soignées, mais les séquelles de cette scène horrible ont fini par causer postérieurement leur décès. Bref, Nina risquait gros devant le tribunal correctionnel de Charleroi.

Convoquée en juin 2012, elle avait trouvé la parade pour esquiver sa comparution : la veille, elle s’était rendue dans un phoneshop de Bruxelles et avait envoyé une lettre aux forces de l’ordre qui comportait ces menaces : "en réponse à toutes les persécutions dont la communauté islamique fait l’objet de la part de la population belge, une bombe a été placée au Palais de Justice de Charleroi et explosera ce 22 juin 2012. Gloire à Allah".

La missive étant signée "Sharia4Belgium", la police avait pris l’alerte au sérieux et fait évacuer les bâtiments. Des chiens renifleurs d’explosifs étaient descendus sur place, bloquant complètement le fonctionnement de l’appareil judiciaire carolo durant toute une matinée.

Grâce aux caméras de surveillance du phoneshop, les enquêteurs ont pu identifier Nina et l’interpeller. Mais cela n’a pas empêché cette jeune femme de recommencer, en septembre dernier, lors de la nouvelle fixation du procès. Cette fois, le juge d’instruction l’a placée sous mandat d’arrêt et Nina a bien dû comparaître devant son juge, menottes aux poings.

En définitive, la prévenue a écopé de 7 ans de prison pour les coups mortels à l’égard de ses parents adoptifs. Restait à purger les faits de fausse alerte à la bombe. Ce lundi, le tribunal a condamné Nina à 6 mois de prison supplémentaires.

Pas de quoi perturber l’intéressée qui, de toute façon, déclare "ne pas faire confiance aux magistrats francs-maçons, appartenant à des loges sataniques". ..