Charleroi

J.B., septuagénaire, conteste avoir violé la petite-fille de son ex-compagne. Il risque 6 ans de prison ferme.

Le prévenu a vécu une relation de 11 ans avec la grand-mère de la victime. Les deux personnes sont restées bons amis malgré la séparation en 2014. J.B. ne sait pas lire et écrire, mais peut compter sur son ex-compagne pour l’aider. 

Katia, la victime, âgée de 8 ans, considère le prévenu comme son grand-père. Elle ne s’en méfie pas un seul instant et ne se doutait pas de la trahison qu’elle allait subir. 

Le 13 novembre 2015, la petite fille regarde la télévision avec son papy. La grand-mère est également présente et s’absente de la pièce pour se rendre à la toilette. En revenant, elle entend la victime : « Grand-mère arrive ». Sans se douter de quoi que ce soit, la grand-mère emmène sa petite-fille au lit pour dormir. 

Cette dernière lui confie que papy « a caressé ma nénette ». Une dispute éclate entre le prévenu et son ex-compagne. 

Ce dernier conteste avoir violé et caressé la poitrine et le ventre de la petite. Un certificat médical établi le même soir établit la présence de lésions au niveau du sexe de Katia.

Il a reconnu à demi-mot

Devant le tribunal correctionnel de Charleroi, l’homme conteste le viol et l’attentat à la pudeur. Mais dans les auditions jointes au dossier, le prévenu reconnaissait avoir posé sa main sur le sexe de la petite, sans se souvenir si c’était au-dessus ou en dessous du pyjama de Katia. 

Le ministère public a requis 6 ans de prison ferme à l’encontre de J.B. Ce dernier a déjà été condamné pour des faits similaires sur sa fille adoptive en 1985.

La thèse d’un complot

La défense plaide pour sa part l’acquittement de son client. Le prévenu soutient la thèse d’un complot orchestré par la grand-mère. Cette dernière aurait voulu se débarrasser du prévenu, car elle vivait une relation avec un autre homme. 

Selon le conseil de J.B., l’auteur des caresses pourrait être une autre personne. À titre subsidiaire, la défense plaide le sursis probatoire. 

La santé précaire du prévenu, récemment opéré d’un cancer de la joue, empêche tout risque de récidive d'après son avocat.

Jugement, le 9 octobre.