Mireille estime n'avoir rien volé: "je me trouvais au magasin AVA pour organiser un mariage, et je voulais acheter un petit cadre à 2,75€. Sauf que je voulais payer en liquide, j'ai donc été dans ma voiture chercher de quoi payer. Là, j'ai eu un coup de fil de ma soeur, ça s'est mal passé et j'ai paniqué. Quand je suis revenue dans le magasin, j'ai commencé à fourrer mon sac de tout ce qui me passait sous la main, j'ai eu une boulimie du vol. Mais je me suis rendu compte de ce que je faisais, et j'ai donc déposé tout ce que je comptais voler avant d'aller à la caisse. La caissière a d'ailleurs demandé à regarder mon sac, je lui ai montré, et il n'y avait rien dedans", explique Mireille. Sauf qu'en revenant à sa voiture, garée à proximité du magasin AVA, après être allée faire une autre course, la vendeuse et la gérante sont en train de photographier sa plaque, elles ont vu des rubans et des ballons qu'elles pensent volés. Mireille s'enfuit alors au volant de sa voiture. 

Quant à la scène à Saint-Georges-sur-Meuse, à nouveau Mireille nie tout: "j'étais avec mon mari et mon fils sur la terrasse du restaurant, et je me lève à un moment pour aller aux toilettes. Sort des toilettes une jeune femme, j'y rentre, puis quand j'en ressors quelqu'un entre après moi, je n'ai pas fait plus attention que ça." Sauf que le GSM de la jeune femme aux toilettes avant elle, qu'elle avait oublié, a disparu. Un serveur accuse Mireille, qu'il a vu se comporter étrangement, aller à sa voiture déposer quelque chose, avant de revenir s'installer en terrasse. Pire, quand lui et la jeune femme qui avait perdu son GSM étaient en train de discuter, Mireille est spontanément venue montrer son sac pour signaler qu'elle n'avait rien volé... alors que personne ne l'accusait encore. "Non, je n'ai rien volé", assure Mireille aujourd'hui au tribunal. "Je suis bien allée à ma voiture, mais c'était avant d'aller aux toilettes et c'était surtout pour aller chercher un châle, parce que j'avais un peu froid."

D'après le substitut, il y a systématiquement des comportements suspects qui entourent Mireille quand quelque chose a disparu, et il y a ses antécédents. Pour le ministère public, la prison n'est pas la solution, Mireille se soigne et est suivie psychologiquement: des conditions probatoires pourraient l'aider encore davantage à se débarrasser de ses mauvaises habitudes kleptomanes, et par conséquent aider la société qu'il représente.

Jugement le 6 mai.