Quand Dylan se tient debout à la barre du tribunal correctionnel de Charleroi, on comprend aisément qu’il vaut mieux ne pas lui chercher des ennuis. Physiquement, Dylan en impose par sa taille et sa carrure. Et comme si cela ne suffisait pas, au niveau du caractère, Dylan peut se montrer aussi impressionnant.

Ses voisins de palier craignent ses réactions. Dylan est loin d’être le voisin et locataire rêvé. Le propriétaire de l’immeuble qu’il occupe affirme même qu’il cherche toujours la confrontation physique. Le jeune homme fait en quelque sorte régner sa loi. Encore plus lorsqu’il décide de mettre la musique à fond dans son appartement.

Ce qui n’est évidemment pas du goût d’une voisine et de Maïté. Cette dernière occupe le logement juste à côté de celui de Dylan, qui a été son compagnon durant quelque temps. Le 13 décembre 2018, à Charleroi, Maïté et la voisine tambourinent dans la porte d’entrée de Dylan. Fou de rage, Dylan entre dans une colère noire et s’en va toquer violemment à la porte de Maïté. Tellement fort qu’il creuse trois trous dans la porte d’entrée.

Une altercation verbale s'ensuit avant un coup de genou en plein visage de la pauvre Maïté. Alertée par sa fille, Karine se rend sur place pour avoir une explication avec Dylan. Elle aussi reçoit un coup de pied dans le bas ventre. Par la suite, Dylan enferme Maïté dans son appartement, assez longtemps pour la traumatiser. « J’ai eu beaucoup de chance. Je me suis vu mourir et j’ai même pensé à sauter de la fenêtre du 3e étage pour échapper au pire », explique Maïté, fortement atteinte par la scène de violence et victime d’une incapacité de travail de plus de quatre mois, qui représente une circonstance aggravante.

La scène prend fin lorsque Dylan se saisit d’un extincteur pour menacer Maïté et sa mère. Ce dernier est également poursuivi pour avoir harcelé une précédente ex-compagne, un mois avant, et pour avoir brisé une fenêtre au domicile de cette dernière.

Une lourde peine de prison a été requise contre Dylan, déjà condamné en décembre 2018 pour dégradations, menaces et coups et blessures. « Il a un réel problème avec les compagnes qu’il considère comme des choses et, en plus, il pense qu’il peut se permettre de lever la main sur elles. » Jugement le 13 avril.