Lors de la précédente audience, dès les premiers mots échangés avec le juge Gerlache, Steve dévoilait au grand jour son caractère impulsif en utilisant de grands gestes avec sa main gauche. Et l’instruction d’audience, qui représente la seule occasion pour les prévenus de s’expliquer devant le tribunal correctionnel, avait prématurément pris fin lorsque le juge, excédé par l’attitude de Steve, avait décidé de mettre un terme aux explications du jeune homme, contraint de s’asseoir.

Steve était poursuivi pour viols et coups et blessures, entre 2015 et 2019, dont le 22 et 23 février 2019. Le 23 février, Steve confiait à la police avoir violé Nathalie (prénom d’emprunt), sa compagne. Sans le moindre souvenir, Steve était convaincu de sa culpabilité grâce aux propos de Nathalie. "Elle m’a dit que je l’avais frappée et violée. Je ne m’en souviens pas. Je n’étais pas dans mon état normal."

Nathalie allait plus loin. "Elle dit avoir pleuré et le prévenu commençait à se frotter à elle. Elle refusait, mais il lui a retiré la culotte avant de la pénétrer de force", expliquait, procès-verbal à l’appui, le substitut Bouilliez. D’après Nathalie, Steve avait déjà commis des faits similaires par le passé, dont des coups, et qu’il faisait cela pour "calmer ses pulsions".

Devant les policiers, Steve avait également expliqué "avoir le droit de violer Nathalie puisqu’elle a été violée dans son enfance".

Compte tenu de la gravité des faits et de leur répétition, une peine de 4 ans de prison était requise. Sans le moindre antécédent correctionnel, Steve a obtenu un sursis avec la peine de prison requise par le parquet.