L'avocat général a retenu peu de circonstances atténuantes en faveur de l'accusé, estimant qu'il avait eu une enfance difficile, comme Elodie d'ailleurs. Mais à l'inverse de celle-ci, il avait trouvé un toit et une famille en épousant une mère de cinq enfants.

C'est à la mort de cette dernière, en 2014, que l'accusé a perdu pied. Il s'est mis à fréquenter les prostituées de la ville-basse de Charleroi, dont Elodie De Petter.

Selon sa défense, Serge était amoureux de cette jeune femme, qui était accro aux drogues dures. Me Leal y Pittia a présenté un homme seul, perdu, dont la seule passion était d'aider les autres, "ceux qui ne sont pas dans le prétoire pour le soutenir".

La défense a demandé aux juges de tenir compte du contexte dans lequel s'est déroulé le crime, mais aussi de la personnalité et l'histoire de Serge Verschoren.

La nuit qui a précédé le crime, Elodie De Petter, prostituée et toxicomane, a demandé à deux reprises à Serge Verschoren de la conduire à Charleroi pour acheter de la drogue. Le 25, à six heures du matin, il a refusé de la conduire une troisième fois et une dispute a éclaté. Serge a frappé Elodie au visage avant de l'étrangler avec ses mains et en serrant le foulard qu'elle portait autour du cou.

Mercredi, les jurés n'ont pas retenu l'excuse de provocation. Ils sont partis débattre en collège avec la cour pour statuer sur la peine à infliger au meurtrier, détenu préventivement sous bracelet électronique.