Une fois n’est pas coutume, la crise sanitaire a eu un énorme impact sur le travail des éducateurs, surtout ceux qui accompagnent les jeunes en milieu ouvert (AJMO). Cette structure s’adresse aux jeunes de 0 à 22 ans, à leur famille et à toute personne concernée par une difficulté avec un mineur.

Mais quand le COVID a débarqué, les travailleurs sociaux ont dû, dans un premier temps, réorganiser leurs bureaux pour respecter les mesures sanitaires. "Les circulaires ne sont toujours pas claires. Nous avons décidé de ne plus aller dans les familles pour l’instant. Mais elles peuvent toujours venir dans nos locaux en respectant évidemment les gestes barrières", déclare Sergio Costabeber, éducateur spécialisé à l’AJMO de Charleroi.

Ensuite, le COVID a lourdement impacté les projets collectifs que propose l’AJMO. Ceux-ci permettent aux jeunes de s’exprimer, être plus social mais surtout d’être mis en valeur. D'autant plus, que cette période peut-être très stressante pour eux. Malheureusement, l’AJMO a dû annuler plusieurs projets. Cette structure a aussi reporté son festival de court-métrage "Clip d'or". "Dans un de nos projets, les jeunes peuvent réaliser des courts-métrages. Ensuite, ceux-ci sont projetés lors d’un festival où nous invitons les parents, les proches des jeunes, etc. Mais avec la crise du COVID, nous avons dû le reporter deux fois. Nous avons décidé de le déplacer au mois de mai 2022", ajoute l’éducateur spécialisé. Ce report est vraiment une grande déception pour ces jeunes qui se sont investis dans un projet qui leur tient à coeur. 

Cependant, les éducateurs de l’AJMO peuvent encore poursuivre quatre projets, dans la mesure des règles sanitaires: Solidarcité, EuropAdo, Aire de famille et Up school. Pour que ceux se déroulent dans les bonnes conditions sanitaires, certains groupes doivent être divisés. Ils jouissent aussi d'une grande liberté d'action en développant d'autres moyens pour être plus créatif. "Nous essayons de maintenir le contact avec les jeunes en utilisant le virtuel parce qu'ils ont besoin de liens sociaux", enchérit-il. 

Tout est fait pour apporter aux jeunes un minimum de contact humain parce qu’ils en sont très demandeurs.