Depuis le début de la crise sanitaire, le monde de la culture, en général, est en grande souffrance. Les théâtres de la région de Charleroi et d’ailleurs sont en majeurs partis fermés au public. Ces différentes structures attendent impatiemment une réouverture dans des bonnes conditions, c’est-à-dire où elles pourront recevoir une grande capacité de personnes dans leurs lieux de divertissement. "Financièrement, cela reste très compliqué parce que nos charges ne sont pas déductibles. De plus, nous n’avons aucune information sur la date de réouverture des théâtres, ce qui ne nous permet pas de nous projeter dans notre programmation", explique Bernard Baudaux, directeur du Poche théâtre de Charleroi.

Ce secteur est aussi en attende d’autres aides financières surtout si cette fermeture devrait encore durée plusieurs mois. "Nous sommes le dernier secteur avec celui-ci de l’horeca et des métiers de contact a ne pas pouvoir ouvrir parce que nous sommes considérés comme non-essentiel, alors que nous sommes utiles pour maintenir les liens sociaux. Les personnes viennent au théâtre pour pouvoir se rencontrer. Je me demande si les autorités ne veulent pas créer une société déprimée", ajoute-t-il.

Heureusement, ce théâtre a pu se réinventer, en étant présent à la radio.

D’autre structure, comme le centre culturel de l’Eden, est moins impacté par la crise sanitaire. Celui-ci a continué ses activités extérieures. "Depuis le mois d’octobre, nous continuons de fonctionner. Même si nos spectacles ont été reportés et que nous ne pouvons plus accueillir de public. Beaucoup d’autres activités sont maintenues", affirme Fabrice Laurent, directeur de l’Eden. Ce centre culturel propose diverses représentations artistiques via streaming par exemple pour rester en contact avec son fidèle public. Mais il a aussi essayé d’apporter de nouvelles formules pour toucher d’autres personnes. "Le 31 décembre, nous avons diffusé sur les antennes de Télésambre un délice burlesque. C’était une chance pour nous d’avoir touché un nouveau public, lors du réveillon du nouvel an", poursuit le directeur de l’Eden.

Il faut aussi noter que la saison des personnes qui font de l’improvisation est fichue. Elles devront attendre le mois de septembre pour pouvoir refouler les parquets des différentes scènes. Elles ne peuvent plus apporter du plaisir à leur public aimant.