Trois ans après le live Back in town enregistré au Rockerill de Charleroi, revoici Vacation avec le bien nommé Stay Online. D’emblée, le ton est donné avec "Don’t want it no more".

Les mânes du regretté guitariste bluesman Rory Gallagher ont assurément veillé sur cette série de compos inédites, dix au total. Une tempête rock, une tornade. Il faut attendre le titre éponyme, "Stay Online" donc, pour avoir un peu de répit. Mais ça recommence à s’agiter avec "That’s what I do", tube en puissance, mais on pense que "Time for rock’n roll" est aussi du bois dont on fait les hits, "Wonderland Zoo" étant du même tonneau. 

L’album est, dit-on, en partie autobiographique, des tranches de vie du chanteur Fabrice Carloni. "Never go back to London" revient, par exemple, sur cet épisode d’un mégot (ticket de métro, dans le texte) jeté par terre à Londres, geste coupable réprimé par un Bobby zélé, amende à la clé, mauvais souvenir. Et dans un autre registre, "Man in the hat" est un hommage à l’artiste plasticien Philippe Henri Coppée qui a illustré la pochette, ex-manager, fidèle et âme de ce qui est, il faut le rappeler, le plus ancien groupe rock belge toujours actif, car fondé en 1969. 

On ne sort pas indemne à l’écoute de ce dernier album en date du groupe carolo. Du rock authentique et sincère.

Du solide matériel pour la scène que les cinq musiciens piaffent d’impatience de retrouver. Dans les bacs des Mediamarkt et autres Fnac.

© D.R.