Ce lundi, tous les bourgmestres de Wallonie et de Bruxelles se sont accordés sur un courrier dans lequel ils font part de leurs remarques quant à la gestion de la crise sanitaire liée à la pandémie.

Dans la région de Charleroi Métropole, ce sont cinq bourgmestres qui ont cosigné ce courrier. Philippe Busine, bourgmestre de Gerpinnes, Denis Danvoye, bourgmestre de Chimay, David Lavaux, bourgmestre d'Erquelinnes, Bruno Lambert, bourgmestre de Beaumont et Mathieu Perin, Bourgmestre de Les Bons Villers nous font part de leurs craintes dans la gestion de la crise et la campagne de vaccination qui s'annonce prochainement. Ces derniers se demandent pour quelles raisons ne s'ils pas plus impliqués dans la gestion de la crise eux qui sont acteurs de premier plan. "Les masques, les communes ont pallié leur arrivée tardive et la communication fluctuante sur leur utilité. Beaucoup de systèmes D avec l’aide de la population ont été trouvés pour protéger au plus vite celle-ci. Les centres de tri, de testing, ce sont les communes qui ont mis à disposition et équipé les lieux, organisé la communication, géré l’interface avec les professionnels du soin," nous communiquent-ils. "Nous n’osons imaginer en cas de retard ou de couacs répétés dans la vaccination, les incidences sur la relance économique du pays, la colère de la population de devoir continuer à vivre quasi confinée là où nos voisins seraient déjà en pleine reprise économique et ouverture sociale."

Outre la gestion et la distribution des masques, les bourgmestres s'inquiètent à propos de l'organisation et la mise sur pied des centres de vaccinations. A ce titre, ils demandent l'urgence de l'action et non la "bureaucratisation" des procédures qui recule le moment de mise en pratique. Les bourgmestres se préoccupent également de leur rôle dans ces procédures. Pour Mathieu Perin "il est important de savoir comment nous devons procéder. En ce qui concerne la mise en place des structures nous aurons sans doute un jouer pour des barrières ou d'autres choses pratiques comme cela. Nous devons aussi avoir des précisions sur les centres accessibles. Je ne sais pas si je devrai aller sur Fleurus ou Gosselies par exemple."

Des prises de décisions dignes de situations d'urgences sans précédents sont donc demandées. Pour les élus Cdh, le temps est précieux et il ne faut pas perdre de temps en procédures lentes fastidieuses.