Charleroi

Longtemps, les terrils ont été considérés comme des points noirs du paysage. C’est à partir des années 80 que le regard sur eux a commencé à évoluer. Ils représentent aujourd’hui des atouts indéniables sur le plan touristique et de la biodiversité. Comment améliorer encore leur valorisation et leur intégration urbaine ?

À cette question du conseiller communal Ecolo Xavier Desgain, le bourgmestre Paul Magnette a apporté les réponses du schéma de structure communal. "Sur la carte des sols, les terrils occupent une place importante : leur étendue de 557 hectares représente 5,5 % de la superficie du territoire. Leur vocation reste souvent à préciser : rester en l’état, évoluer vers un usage social ou une nouvelle fonction urbaine."

Dans ce cadre, le schéma énonce quatre recommandations. Primo : la ville doit acquérir les sites écologiquement intéressants afin de les protéger. Cette démarche a été entreprise en 2011 pour cinq d’entre eux : les Piges à Dampremy, le Yernaux à Montignies-sur-Sambre, la Rochelle à Roux, le Saint Xavier et les Vallées à Gilly. Deux : donner une fonction d’espace vert aux terrils les plus proches du centre-ville; le Saint Charles, les Piges et le terril de la Tombe sont concernés, ils s’imposent comme de véritables "poumons verts".

Trois : classer le Sacré Français, face au centre de congrès CEME de Dampremy, dans la catégorie "à remodeler profondément". L’idée est d’en valoriser la réserve foncière avec la construction d’un éco-quartier de logements. Ce projet pourrait être l’occasion de désenclaver le centre de congrès du CEME en le connectant directement au nouveau CHU Marie Curie et à la route du Centre.

Dernière recommandation : "mettre en liaison" la chaîne de terrils entre le canal et la Docherie, pour en faire un itinéraire de promenade et de découverte. De plus, une valise pédagogique devrait être éditée pour l’enseignement primaire. Cet outil servirait de point de départ à un travail d’étude du milieu à destination des enfants.