Selon le parquet, Vanessa a clairement et largement profité de la vulnérabilité de Françoise, lourdement handicapée et incapable de se déplacer pour effectuer ses paiements ou pour aller faire ses courses. Cette dernière a porté plainte en janvier 2018 contre la prévenue, en qui elle avait entièrement confiance.

En possession de la carte bancaire et du code secret, Vanessa en a profité pour se faire plaisir en dépensant 15.000 euros en l'espace de six mois pour s’offrir des sacs à main, des chaussures, des vêtements, etc. Mais également en payant les huissiers de justice. "La prévenue effectuait également des retraits en cash de 1.200 ou 1.400 euros", ajoute la substitute Dutrifoy.

Pour éviter d’être freinée dans son comportement, Vanessa a même osé rédiger une fausse lettre émanant de l’agence bancaire de la victime pour ne pas éveiller les soupçons sur ses achats frauduleux.

Une médiation pénale qui a échoué

Vanessa avait l’occasion d’échapper à la comparution devant la justice, à condition de rembourser la victime dans le cadre d’une médiation pénale. Mais cette dernière n’a seulement remboursé que 1.400 euros à Françoise.

Pour sanctionner ce comportement, le parquet a requis une peine de 2 ans de prison. Si Vanessa était venue s’expliquer au tribunal correctionnel, la substitute Dutrifoy ne se serait pas opposée à lui octroyer une mesure de faveur. Jugement début janvier.