Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Charleroi n’a que très moyennement apprécié l’attitude de Kamay, Mickael et Vanessa. La mère et son fiston comparaissent devant le tribunal pour une scène de coups et blessures sur Vanessa, qui n’est autre que la fille et la sœur du duo. Le 30 décembre 2019, au domicile familial à Monceau, Vanessa a fait appel à la police…

Lorsqu’ils interviennent sur place, les policiers constatent immédiatement plusieurs blessures sur le corps de la jeune femme. « Il y a des griffes, des lésions un peu partout sur le corps », explique le substitut Lafosse. Le pantalon de Vanessa est même déchiré. Auditionnée, cette dernière confirme aux policiers avoir eu une dispute avec sa maman qui voulait la mettre dehors. « Elle m’a trainé par terre, par la jambe, pour me mettre dehors », signale Vanessa dans son audition. Pendant ce temps, son frère lui a porté des coups de poing.

"Il ne s’est rien passé"

Kamay et Mickael confirment, lors de l’instruction d’audience, n’avoir rien fait ce jour-là. « Je ne l’ai pas touchée, je ne frappe pas les enfants », jure la mère de famille avant que son frère confirme également avoir « assisté à une dispute de loin avant qu’elle s’arrête. » Ces déclarations étonnent pourtant le tribunal correctionnel puisque la mère et le fiston admettaient devant les policiers une dispute familiale.

Dans l’histoire, c’est finalement Vanessa qui décroche la Palme d’or. Au moment de prendre la parole, Vanessa a confirmé avoir tout inventé. « Il ne s’est rien passé de tout ça. J'ai juste eu une petite chamaillerie avec mon petit frère qui m’a insulté. Ça m’a blessé et j’ai dit tout ça à la police pour le blesser à son tour. J’ai menti à la police. J’ai été pour retirer ma plainte tout de suite et ce n’était pas possible. » Exaspéré par les mensonges de Vanessa, le tribunal lui rappelle qu’elle risque à son tour des poursuites pénales pour avoir menti lors de son audition…

Pour le substitut Lafosse, qui salue la loyauté de Vanessa envers ses proches, le duo a quand même commis les faits. « On prétend qu’elle se serait infligé les blessures elle-même en étant hystérique. Mais vu la localisation de certaines blessures, c’est tout simplement impossible. » Kamay et Mickael, sans antécédents judiciaires, risquent d’obtenir une suspension du prononcé. Ce qui arrangerait le frère puisqu’il souhaite entrer à l’armée avec un casier judiciaire totalement vierge. Jugement le 3 mars.