Les faits examinés ce mardi matin par le tribunal correctionnel de Charleroi remontent déjà à septembre 2015. À l'époque, Camille (prénom d'emprunt) est à la recherche d'un véhicule. La conductrice écume les différents sites possibles, à la recherche de la bonne affaire, lorsqu'elle tombe sur une Fiat Punto mise en vente par Ahmed.

Ce dernier s'occupe de la vente du véhicule de son fils. Les deux personnes échangent des messages avant de convenir de la vente et de la prise de rendez-vous. Le 2 septembre, Camille donne 250 euros à Ahmed, avant de lui verser plus tard une somme de 2.500 euros pour l'achat de la Fiat Punto.

Une livraison qui se passe mal

Le 26 septembre, Ahmed et l'acheteuse se retrouvent pour la livraison du véhicule. Mais cette dernière remarque un problème de kilométrage sur le tableau de bord. « Le nombre de kilomètres ne correspondait pas à ce qui était renseigné sur la fiche technique du véhicule. Elle a donc demandé l'annulation de la vente et le remboursement de l'argent. Ce que n'accepte pas le prévenu », précise la partie civile.

Après une houleuse discussion, Ahmed repousse l'acheteuse aux épaules, qui chute au sol. Pour le parquet, le comportement du vendeur mérite une sanction pénale. Mais compte tenu de l'ancienneté des faits, la mesure de faveur la plus clémente est requise : une suspension du prononcé. Du côté de Me Marie-Cécile Deprez, c'est un acquittement qui est sollicité. Selon l'avocate d'Ahmed, le dossier ne comporte pas suffisamment d'éléments pour confirmer la culpabilité de ce dernier. Jugement le 25 janvier 2022.