Mille nouveaux arbres par an : c’est ce que la majorité communale PS-C+-Ecolo de Charleroi s’était engagée à planter sur son territoire durant cette mandature. Promesse tenue jusqu’à présent. En 2019 et 2020, la commune a même fait deux fois mieux. 

Si la volonté politique est d’accentuer la présence de la Nature en ville comme le souligne le bourgmestre dont c’est une compétence, Paul Magnette assure qu’une plus grande attention est accordée à la gestion des espaces verts urbains. Et en particulier du patrimoine arboré. 

Dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal, le conseiller C+ Tanguy Luambua l’interroge sur l’existence d’aménagements inadaptés au boulevard Devreux, près de l’athénée Solvay. Un riverain a constaté qu’un arbre sortait de sa fosse de plantation, manifestement trop étroite. 

Si une mission d’expertise a été confiée à Hainaut Développement pour les 35 hautes tiges présentes sur cette voirie, Paul Magnette assure avoir pris toutes les dispositions pour veiller à une bonne intégration des essences dans le cadre de la rénovation de la ville-haute. Un cahier de charges a ainsi été élaboré pour retenir les espèces les mieux adaptées et leur assurer les meilleures conditions de croissance. S

ur le boulevard Bertrand, les auteurs de projet ont prévu de grandes fosses qui se prolongent en-dessous des places de stationnement : d’une profondeur d’1,3 mètre, elles contiennent un mélange terre-pierre qui garantit le développement racinaire et la stabilité des emplacements de parking. En outre, des films guides enveloppant les mottes évitent des déformations de sol. 

Pour Tanguy Luambua, il serait intéressant d’élaborer un programme de gestion à long terme des arbres. Cela permettrait notamment de planifier les opérations d’entretien (tailles de formation, élagage, agrandissement des fosses de plantation, etc.)