Charleroi La police de Charleroi ne relâche pas la pression : début juillet à l’ouverture des soldes, une campagne de répression avait démarré dans l’intra-ring urbain, en particulier dans le quartier de Rive Gauche. La section sécurité routière de la zone y était à pied d’œuvre pour faire enlever les véhicules mal stationnés. 


En l’espace de deux mois et demi, près de 600 évacuations ont été opérées. Ce qui porte à 1.264 le nombre de voitures envoyées à la fourrière depuis le début de l’année, soit 35 par semaine en moyenne.

Stationnement gênant sur les trottoirs ou devant des sorties de garages, occupation illicite d’emplacements pour personnes handicapées, entrave à la circulation locale et au passage des services de secours ou d’urgence, parcage à proximité d’une borne d’eau pour les pompiers : “dans le passé, nos équipes se contentaient de verbaliser. À présent, les appels aux dépanneurs sont systématiques, afin de responsabiliser les contrevenants”, selon le porte-parole de la police David Quinaux.

C’est à la ville basse que se concentrent les infractions : hormis le quai de la gare du sud où 98 voitures sont parties à la fourrière depuis le 1er janvier, le périmètre Rive Gauche est le quartier le plus exposé : il y a eu 84 enlèvements dans la rue de Charleville, 64 quai Rimbaud, 55 boulevard Tirou, 44 rue Puissant d’Agimont… “Avec 87 interventions, la rue de la Montagne reste un point noir”, poursuit-il. “Comme la voirie est en sens unique limité et donc accessible aux cyclistes qui descendent, il est important de veiller à leur sécurité.”

Sur certains axes, les automobilistes font preuve de la plus grande indiscipline : “Il arrive qu’ils se garent sur les bandes de circulation des bus comme à la rue Jean Monnet. Quand la police en est informée, les véhicules sont aussitôt enlevés.”